France - Comment organiser l'autorégulation de l'information?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

La majorité des médias et acteurs de l'univers médiatique consultés par Marie Sirinelli, juge à la cour administrative d'appel de Paris, paraissent favorables "ou à tout le moins non opposés" à la création d'une instance d'autorégulation de l'information en France.

Mais aucun consensus ne semble se dessiner sur ce qu'elle doit être. C'est là un des constats du tout récent rapport de Mme Sirinelli qui avait été mandatée en décembre dernier par la ministre de la Culture et des Communications, Aurélie Filippetti, pour faire le point sur l'instauration éventuelle d'un Conseil de presse en France.

Le texte propose un survol intéressant, mais parfois imprécis, de l'autorégulation de la presse dans divers pays, y compris le Québec. Il fait aussi état des consultations menées.

Ses conclusions: 1. toutes les personnes rencontrées considèrent nécessaire de trouver un moyen de bien démarquer le journalisme des autres formes de communications. 2. même consensus sur le fait que "la liberté de l'information appelle à la plus grande prudence face à toute intervention coercitive et transversale, la création d'une instance s'apparentant de près ou de loin à un ordre ou à un nouveau type de tribunal étant pour tous à proscrire" et 3. nécessité très claire de délimiter le champ de la déontologie.

Le rapport écarte la voie qui consisterait en une intervention de l'État pour forcer l'adhésion de tous les médias à un possible Conseil de presse français. Le type de voie suivie au Québec apparaît, dans ses grandes lignes, comme davantage envisageable.

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