Wikileaks : le procès du soldat Manning peut menacer la liberté de presse

Sommaire

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec — Le procès du soldat Bradley Manning, accusé d’avoir transmis des milliers de câbles diplomatiques américains à Wikileaks, pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la liberté de presse aux États-Unis. Il est en effet accusé, entre autres, d’avoir « aidé l’ennemi », le…

(Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec)

Le procès du soldat Bradley Manning, accusé d’avoir transmis des milliers de câbles diplomatiques américains à Wikileaks, pourrait avoir des conséquences fâcheuses sur la liberté de presse aux États-Unis.

Il est en effet accusé, entre autres, d’avoir « aidé l’ennemi », le groupe terroriste Al-Quaïda, ce qui constitue un crime majeur. Le gouvernement américain soutient que même si telle n’était pas l’intention de Manning, même si l’information n’a pas été transmise directement à « l’ennemi », le simple fait de la diffuser peut aider l’ennemi et représente donc un crime.

L’argument, craint-on, risque de s’appliquer à toute fuite de document secret transmis à n’importe quel média. Du coup, les sonneurs d’alarme pourraient être considérés comme des traîtres à la patrie et encourir des peines sévères. Le journalisme d’enquête serait frappé de plein fouet.

Tous les détails dans cet article du quotidien britannique The Guardian.