Washington Post : dehors l’ombudsman?

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Dans une chronique récente, l’ombudsman en titre du célèbre Washington Post, le quotidien qui poussa le président Richard Nixon à la démission avec son enquête du Watergate, se demande s’il ne sera pas le dernier ombudsman du quotidien. Et il croit qu’effectivement il ne sera pas remplacé lorsqu’il quittera son poste à la fin du…

Dans une chronique récente, l’ombudsman en titre du célèbre Washington Post, le quotidien qui poussa le président Richard Nixon à la démission avec son enquête du Watergate, se demande s’il ne sera pas le dernier ombudsman du quotidien. Et il croit qu’effectivement il ne sera pas remplacé lorsqu’il quittera son poste à la fin du mois.

« Si c’est réellement ce qui se produit, écrit Patrick B. Pexton, ce sera la fin d’une période de 43 ans pendant laquelle ce journal aura montré qu’il a suffisamment de courage et d’assurance pour se doter d’un représentant du public et d’un critique à temps plein. »

Pour l’ombudsman sortant, les « feuilles de thé » sont claires : les difficultés financières et les compressions qui s’ensuivent, les changements technologiques, une plus grande sensibilité aux critiques sont autant de raisons qui pousseront le Post à se débarrasser de son ombudsman.

M. Pexton en est sorti convaincu d’une rencontre récente avec le nouvel Éditeur du quotidien. Celui-ci estime, entre autres, qu’en cette ère de médias sociaux, le Post est suffisamment examiné par toutes sortes de critiques « indépendants », et en plus gratuitement, qu’il est inutile de dépenser pour se payer un ombudsman.

Sa chronique d’une mort annoncée au bout de ce lien.