Tunisie: apprendre la liberté de presse

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de ProjetJ.ca, site de l’observatoire du journalisme — Par Julien Paquette – TC Media Le docteur en sciences de l’information à l’Université de Paris II en France, Nouri Lajmi, est venu livrer une conférence sur la liberté de presse en Tunisie, pays qui opère tranquillement un changement de régime depuis la chute de Ben Ali…

(Tiré de ProjetJ.ca, site de l’observatoire du journalisme)

Par Julien Paquette – TC Media

Le docteur en sciences de l’information à l’Université de Paris II en France, Nouri Lajmi, est venu livrer une conférence sur la liberté de presse en Tunisie, pays qui opère tranquillement un changement de régime depuis la chute de Ben Ali en janvier 2011.

C’est la Chaire de recherche en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa qui a invité M. Lajmi, également rédacteur en chef de la Revue Tunisienne de Communication (RTC) éditée par l’Institut de Presse et des Sciences de l’information (IPSI). La présentation visait à dresser un portrait comparatif de la liberté de presse tunisienne avant et après la révolution de 2011.

L’ancien président, Habib Bourguiba, a posé les cadres pour le contrôle des médias. Cependant, c’est à l’arrivée au pouvoir de Ben Ali que les choses ont pris un tournant pour le pire, selon le spécialiste des sciences de l’information.

« À l’époque, on invoquait le manque d’éducation du peuple pour justifier cette censure, explique le conférencier. On disait que les gens n’étaient pas suffisamment intelligents pour bien comprendre les affaires de l’État et qu’il fallait faire confiance au régime. Donc, le président était toujours dépeint comme un homme de génie et un sauveur dans la presse tunisienne. »

Selon Nouri Lajmi, la répression est devenue le symbole du règne du président déchu en janvier 2011. Il rappelle que la fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) s’était inquiétée du fait que la justice, peu de temps avant la chute de Ben Ali, servait à faire taire les dissidents.

« La guerre était constante contre les reporters dont les écrits ne plaisaient pas au régime. Ils ont été durement pourchassés, emprisonnés et torturés. Le 15 août 2009, le pouvoir a pris illégalement et par la force le contrôle du Syndicat national des journalistes tunisiens. Le but était de prendre le contrôle de cette organisation professionnelle qui a osé exprimer son désir d’indépendance et d’autonomie. »

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