Les pratiques douteuses des journalistes

(L’auteur est un ancien journaliste et rédacteur en chef qui dirige maintenant la gestion de crise pour la société de relations publiques GroundFloor Media, à Denver, aux États-Unis. La traduction est de moi)

Par Gil Rudawsky

Il y a maintenant quatre ans que je suis devenu relationniste professionnel après avoir œuvré comme journaliste pendant presque deux décennies.

J’ai quitté le journalisme lorsque mon quotidien, le Rocky Mountain News, a cessé de publier après 150 ans d'existence, et je dois dire que j’ai très peu de regrets d’avoir opté depuis pour les relations publiques. Bien sûr, les grosses manchettes, la frénésie des soirées électorales et l’irrévérence des salles de nouvelles me manquent. Mais de constater à travers les yeux de mes clients comment on fonctionne dans l’univers changeant des médias me conforte beaucoup dans mon nouveau choix de carrière.

Bien que la plupart de mes amis soient toujours journalistes et que je sois encore affamé d’information, certains aspects de la pratique journalistique m’ont clairement désillusionné.

Oui, il existe encore de bons reporters, rédacteurs en chef et réalisateurs, mais ils sont moins nombreux qu’avant…

Voici quelques exemples de pratiques qui, comme relationniste et comme journaliste, me font grincer des dents :

  • Plusieurs reporters m’ont avoué candidement ne pas vouloir tenir compte du point de vue de mes clients parce que leurs reportages sont meilleurs sans ;
  • J’ai travaillé avec un reporter qui a utilisé une caméra cachée dans une clinique psychiatrique pour jeunes, à l’encontre de toutes les lois sur la vie privée et de la moindre décence. Le média pour lequel il travaillait s’est plaint de mon intervention lorsque j’ai protesté auprès d’eux ;
  • Des journalistes qui avaient fait état d’une poursuite contre un de mes clients n’ont par la suite montré aucun intérêt pour le rejet de cette poursuite par manque de preuve ;
  • Un journaliste a prétendu avoir obtenu de la famille la permission de parler à une victime, alors que les proches lui avaient plutôt demandé de les laisser tranquilles, lui raccrochant même la ligne au nez ;
  • J’ai vu des reporters se servir de renseignements qui leur avaient été coulés sur mes clients sans se questionner ou se soucier des motifs de leurs informateurs ni chercher à savoir si et comment ceux-ci les utilisaient ;
  • J’ai aussi vu des reporters recycler des informations dépassés, publiées dans d’autres médias, sans prendre la peine de les mettre à jour ou de les vérifier ;
  • Nombre de reporters m’ont appelé 30 minutes avant leur heure de tombée pour me demander un commentaire à propos d’un reportage sur lequel ils travaillaient depuis des semaines…

Pour lire cet article au complet dans la langue de Shakespeare, et découvrir d’autres exemples de mauvaises pratiques, cliquez sur ce lien qui vous conduira au blogue que Gil Rudawsky publie sur Ragan’s PR Daily.

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