L’Après News of The World : redéfinir la liberté de presse ?

Sommaire

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de ProjetJ.ca, site de l’observatoire du journalisme — Note de lecture de la Chaire de recherche en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa Carolane Gratton, étudiante à la maîtrise en communication à l’Université d’Ottawa et Marc-François Bernier, Ph. D. Professeur et titulaire de la CREJ La liberté de la presse doit être redéfinie afin de…

(Tiré de ProjetJ.ca, site de l’observatoire du journalisme)

Note de lecture de la Chaire de recherche en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa

Carolane Gratton, étudiante à la maîtrise en communication à l’Université d’Ottawa et Marc-François Bernier, Ph. D. Professeur et titulaire de la CREJ

La liberté de la presse doit être redéfinie afin de favoriser l’accès à des informations variées et dignes de confiance.

Il s’agit de la principale recommandation de Julian Petley, professeur de journalisme à Brunel University de Londres, à la suite de l’enquête menée en 2011 par la Commission Leveson, sur l’éthique de la presse en Grande-Bretagne. Étant président d’une campagne pour la liberté de la presse et membre d’un conseil consultatif sur la censure, Petley a décidé de concentrer sa contribution sur la question de la liberté de la presse.

Dans cet article de la revue Journalism, il résume plusieurs témoignages de l’enquête pour ensuite aborder la question de la liberté de presse.

À ce sujet, la majorité des déclarations portaient sur l’état de l’enseignement de l’éthique et de la déontologie dans les programmes de journalisme. Les professeurs ont déploré que le corpus du Conseil national pour la formation des journalistes semble ramener l’éthique à ce que permet la loi. Plutôt que d’inciter les futurs journalistes à se demander ce qui est éthiquement justifiable, et pourquoi, les cours se contentent d’indiquer aux étudiants jusqu’où la loi leur permet d’aller.

Un autre constat a été l’utilisation, par la presse, du concept de liberté d’expression afin de se défendre contre toute tentative de régulation externe. Les médias présentent donc la liberté d’expression comme le droit à une libre circulation des idées qui ne peut être régulée ni restreinte. Cependant, cette vision de la liberté d’expression ignore l’influence du marché économique qui joue un rôle de régulateur indirect, au détriment des droits démocratiques du public à recevoir des informations crédibles, variées et de qualité.

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