Éthique de la critique techno : un journaliste répond à ses détracteurs

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Article publié sur le site web du Conseil de presse du Québec — Par Julien Acosta Critique respecté dans l’industrie du jeu vidéo, Adam Sessler a appris à ses dépens qu’on ne badine pas avec l’éthique, et plus particulièrement les conflits d’intérêts – ou, dans ce cas-ci, s’il faut en croire ses explications, l’apparence de conflit…

(Article publié sur le site web du Conseil de presse du Québec)

Par Julien Acosta

Critique respecté dans l’industrie du jeu vidéo, Adam Sessler a appris à ses dépens qu’on ne badine pas avec l’éthique, et plus particulièrement les conflits d’intérêts – ou, dans ce cas-ci, s’il faut en croire ses explications, l’apparence de conflit d’intérêts.

L’industrie du jeu vidéo est en plein essor, comme en témoignent année après année différents rapports (ici et ici) couvrant l’évolution du secteur. Forcément, les enjeux financiers sont de plus en plus importants, avec des revenus, à l’échelle planétaire, estimés récemment à 67 milliards de dollars pour l’année 2012. Pas surprenant, donc, que les stratégies de marketing, pour ce secteur, se multiplient.

L’une d’entre elle, surnommée pay-for-play dans la langue de Shakespeare, consiste, pour une agence de marketing, à promettre un placement publicitaire en échange d’une couverture journalistique – ou, devrait-on dire, pseudojournalistique. Un sondage mené en 2008, aux États-Unis, auprès d’experts seniors en marketing révélait que près de 20% d’entre eux admettait que leur entreprise s’adonnait à de telles pratiques.

C’est ainsi que lorsque le critique Adam Sessler, de la chaîne internet Revision 3, spécialisée dans la couverture de sujets liés au monde de la technologie et du jeu vidéo, a eu la mauvaise idée de faire une critique d’un jeu vidéo produit par le géant Electronic Arts (EA), immédiatement précédée d’une publicité de Slim Jim, qui ouvrait alors un concours en partenariat avec EA, les internautes ont crié au scandale.

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