Élections municipales: journalistes, êtes-vous prêts?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site ProjetJ.ca de l'Observatoire du journalisme de la Fondation pour le journalisme canadien

La campagne pour les élections municipales démarre officiellement aujourd’hui, mais dans les rédactions, on s’y prépare depuis plusieurs semaines. Si pour certains journalistes, spécialistes de la scène municipale, il s’agit simplement de se rancarder sur les principaux candidats, d’autres, à qui l’on attribue pour la première fois une circonscription, doivent se familiariser avec des règles particulièrement complexes.

Par Hélène Roulot-Ganzmann

La loi sur les élections et référendums municipaux comportent près de 900 articles. La première chose à faire pour tout journaliste couvrant ce scrutin serait donc d’en prendre connaissance, mais même là, pas sûr qu’il parvienne, seul, à en comprendre toutes les subtilités.

«C’est complexe, une loi électorale, estime Denis Dion, responsable des relations presse pour le Directeur général des élections (DGE). Il y a beaucoup de journalistes qui nous appellent lorsque des élections s’en viennent.»

À tel point que le DGE a pris cette année le taureau par les cornes et a proposé à la Fédération des journalistes professionnels du Québec (FPJQ), une formation intitulée Élections municipales: êtes-vous prêts? Formation qui s’est promenée à la fois à Montréal et en région, et à chaque fois, a attiré nombre d’artisans de l’information.

Guider l’électeur

«Dans le contexte de la commission Charbonneau, les journalistes se questionnent beaucoup sur le financement de la campagne et sur les dépenses électorales, raconte Denis Dion. Et force est de constater qu’on retrouve beaucoup d’erreurs à ce sujet dans les médias. Les dépenses électorales sont celles et exclusivement celles qui sont faites durant la période de campagne officielle [à partir d’aujourd’hui, ndlr]. Avant la campagne électorale, il n’y a pas de limite de dépenses. Pendant, il y en a. Et, autre aspect, une dépense faite en dehors de la période électorale ne peut pas faire l’objet d’un remboursement au cas où le candidat atteindrait 15% des voix. Il y a des règles à suivre, des règles qui ne sont pas toujours évidentes.»

Benoit Lapierre couvre la scène municipale pour le Courrier de Saint-Hyacinthe après avoir passé plusieurs années à la Voix de l’Est à Granby. Il offre lui aussi une formation FPJQ, sur le perfectionnement aux affaires municipales.

«Un journaliste qui a de l’expérience et qui connaît bien sa région va être plus à l’aise à couvrir les dossiers durant la campagne, estime-t-il. Mais c’est sûr que pour un jeune reporter à qui on désigne un territoire, c’est complexe. Il doit le mieux possible cerner les enjeux de l’élection sur son secteur en faisant le tour du passé. Il peut le faire en discutant avec les autres, son directeur de l’information notamment, en questionnant les politiciens et les associations, en fouillant dans les archives du journal, en allant voir ce qui s’écrivait lors des dernières campagnes, ce qui s’est fait durant les quatre ans du mandat qui s’achève, etc.»

La suite de cet article sur le site de projet J au bout de ce lien.

Pour me joindre :

ombudsman@radio-canada.ca

Twitter : @ombudsmanrc