Des scientifiques gouvernement canadien s’estiment muselés, révèle un sondage

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

(Par La Presse canadienne sur le site web du quotidien Le Devoir)

Ottawa — Près de 25 % des scientifiques à l’emploi du gouvernement fédéral affirment qu’on leur a demandé d’omettre de l’information ou de la modifier pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la science, révèle un sondage réalisé pour l’Institut de la fonction publique du Canada.

Et la très grande majorité des scientifiques, soit 90 %, ne se sentent pas libres de parler de leurs travaux aux médias, ont-ils confié en répondant au coup de sonde mené par la firme Environics en juin dernier.

Ces données ont été révélées lundi par le syndicat qui représente le plus grand nombre de scientifiques au Canada employés par le gouvernement fédéral.

Quelques cas de scientifiques qui se disaient muselés par le gouvernement avaient déjà été rapportés. Mais le syndicat disait vouloir connaître l’ampleur du phénomène.

Les constats s’accumulent dans le rapport et montrent l’inquiétude des employés qui ont répondu au questionnaire.

La plupart (86 %) croient que si leur ministère prenait une décision susceptible de nuire à la santé ou à l’environnement, et qu’ils décidaient de la dénoncer ou d’en parler ouvertement, ils feraient face à des représailles ou à de la censure.

Le rapport, intitulé «Coup de froid sur la science publique», a été commandé après plusieurs incidents lors desquels des scientifiques ont rapporté avoir été bâillonnés, avance le syndicat.

«Les scientifiques fédéraux vivent dans un climat de peur», a déclaré le président de l’Institut de la fonction publique du Canada, Gary Corbett.

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