Contenu liquide Ă  vendre

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site internet du Conseil de Presse du Québec

par Nathalie Villeneuve

Marketing et contenu : un couple très tendance, qui se répand comme un liquide sur la toile, dixit Coca-Cola. Le marketing de contenu raconte une histoire utile pour le lecteur et l’engage envers les marques, lesquelles deviennent les partenaires de contenu des médias ou se lancent elles-mêmes dans l’édition numérique, devenue très accessible. Mélange des genres? La question a été à peine effleurée, le 20 mars, lors de la Journée Infopresse consacrée au phénomène.

La série de conférences présentées au Cinéma Excentris a principalement attiré des représentants d’agences de marketing et d’entreprises désirant se mettre au parfum du nouvel engouement en marketing numérique.

Comment concevoir et exécuter une stratégie de contenu percutante et engageante ? Quatre conférenciers, dont Joe Pulizzi, fondateur du Content Marketing Institute, considéré comme le « pape » du marketing de contenu, ont répondu à cette question.

« Storytelling » commandité

Une discussion tenue en après-midi, Marketing de contenu : entre intégrité et efficacité, réunissant quatre experts québécois dans le domaine, promettait de toucher à l’aspect éthique de cette stratégie qui consiste à « raconter une histoire » dans un format le plus près possible du texte journalistique.

Comment conserver son intégrité, quand on est un média d’information, si on incorpore ce type de contenu dans l’espace rédactionnel? Faut-il faire une distinction importante entre les deux sphères d’activité ? Patrick Élie, directeur, comptes majeurs chez TC Media, a répondu succinctement à la question de l’animateur Arnaud Granata, vice-président, directeur des contenus aux Éditions Infopresse.

« Le marketing de « storytelling » est intéressant. TC Média fait du contenu et les marques s’intègrent dans notre contenu. C’est de l’intégration éditoriale. On aborde ça avec beaucoup de prudence.

Plus que centenaire

L’expression marketing de contenu circule beaucoup depuis deux ans, mais désigne une pratique établie depuis longtemps, ont répété les conférenciers. En 1999, Via Rail exploitait une plateforme web réunissant des reportages et des capsules vidéo pour mousser ses destinations moins populaires, souligne Étienne Denis, fondateur et président de l’agence 90 degrés, spécialisée en contenu.

« Cela existe depuis plus de 100 ans ! » dit Joe Pulizzi, fondateur du Content Marketing Institute. Il cite en exemple The Furrow Magazine, produit par le fabricant de tracteurs John Deere qui, depuis 1895, « embauche des journalistes pour établir le contact avec sa clientèle et la conserver ».

L’air est connu, mais l’orchestration est entièrement repensée, en fonction des supports numériques. Au contact des multiples opportunités de diffusion du cyberespace, le marketing de contenu provoque un changement de paradigme, assure Étienne Denis.

La suite de l’article sur le site du Conseil de Presse du Québec.