Chine : la liberté de la presse au cœur du débat

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré du site web du magazine français Marianne

Détenu depuis trois jours, le journaliste Chen Yongzhou du journal cantonais Xinkuai Bao (New Express) a été arrêté pour avoir enquêté sur une puissante société d’ingénierie, Zoomlion, l’accusant d’avoir publié des bilans comptables frauduleux afin de faire monter sa cote boursière. Il a été interpellé en fin de semaine dernière, soupçonné d’avoir « porté atteinte à la réputation d’une entreprise ».

Dans une publication du bureau officiel de l’Administration générale de la presse et des publications de la radio, des films, et de la télévision (GAPPRFT), le régulateur chinois se dit « très préoccupé » par la détention du journaliste, rapporte l’AFP. L'organisation, qui permet au gouvernement de surveiller l’activité des médias, souhaite que l’affaire soit gérée de façon « juste et adéquate ».

C’est le deuxième journaliste de Xinkuai Bao à être arrêté dans une affaire de diffamation, après Liu Hu mis en examen le 24 août dernier pour avoir dénoncé la corruption d’un haut gradé. Selon Le Monde, les deux journalistes sont les victimes d’une vaste campagne du gouvernement pour lutter contre la corruption. Après avoir été incitées à dévoiler ces scandales par le gouvernement central, les autorités locales se livrent à une véritable chasse aux sorcières pour se venger de ces dénonciations. Il faut dire que Zoomlion, qui est détenu à 20% par l’Etat, représente une grande partie des revenus de Changsa, capitale de la province du Hunan.

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