The Guardian : transparence extrême, ou marketing efficace?

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le quotidien britannique The Gardian décide de jouer cartes sur table avec son public. Son site web contient maintenant un blogue, News Desk Live, qui permet, pratiquement en temps réel, de suivre, mais aussi de participer aux choix éditoriaux du journal. Ou à tout le moins d’entretenir le dialogue avec ses journalistes et la direction sur…

Le quotidien britannique The Gardian décide de jouer cartes sur table avec son public. Son site web contient maintenant un blogue, News Desk Live, qui permet, pratiquement en temps réel, de suivre, mais aussi de participer aux choix éditoriaux du journal. Ou à tout le moins d’entretenir le dialogue avec ses journalistes et la direction sur le choix des sujets, les angles de traitement, etc. Le journal a une bonne expérience de l’interactivité puisque son public pouvait déjà lui signaler des erreurs dans ses articles et lui faire des suggestions. Cette approche repousse les limites de la transparence, écrivait la semaine dernière Stéphane Baillargeon, journaliste du Devoir qui suit les médias. Mais c’est aussi une question de positionnement, expliquait-il. Citée dans son article, Colette Brin, professeure de journalisme à l’Université Laval, disait : « Je pense qu’il y a là une volonté de branding du Guardian qui veut s’afficher comme un média axé sur l’interactivité, la qualité et la transparence. C’est très cohérent avec la stratégie globale numérique du journal. » Une bonne façon de se démarquer, en effet, dans le contexte du scandale des écoutes électroniques illégales qui secoue la presse britannique depuis l’été 2011.