Sun News et Margie Gillis : entrevue « agressive » mais acceptable selon le CCNR

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a statué qu’une entrevue de l’animatrice de Sun News, Krista Erickson, avec la danseuse Margie Gillis, diffusée le 1er juin dernier, n’a pas violé le Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Le CCNR avait reçu des milliers de plaintes au sujet de cette…

Le Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) a statué qu’une entrevue de l’animatrice de Sun News, Krista Erickson, avec la danseuse Margie Gillis, diffusée le 1er juin dernier, n’a pas violé le Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Le CCNR avait reçu des milliers de plaintes au sujet de cette entrevue. Voici un extrait du communiqué émis par le CCNR :

« Mme Erickson a affiché à l’écran les montants des subventions gouvernementales remises à Margie Gillis et à sa fondation de danse depuis 1998, et lui a demandé pourquoi sa fondation avait besoin de ces deniers publics et pourquoi elle estimait que le Canada n’est pas une [traduction] « société compatissante », alors que son art avait bénéficié de tant d’argent de la part de cette société. Leurs deux voix se chevauchaient par moments, mais Mme Gillis s’est quand même vue accorder le temps de répondre aux questions et d’affirmer son point de vue sur la valeur de l’art pour la société.

Le CCNR a reçu le nombre record de 6 676 plaintes au sujet de cette émission de la part de gens qui étaient d’avis qu’on avait traité Mme Gillis de manière injuste. Le Comité national des services spécialisés du CCNR a étudié les plaintes à la lumière des dispositions en matière de présentation juste et équilibrée du Code de déontologie de l’ACR. Il a conclu qu’il n’y avait pas eu manquement au Code parce que Mme Erickson était libre d’adopter une attitude agressive et d’afficher ses préjugés personnels. L’animatrice a accordé suffisamment de temps à Margie Gillis pendant cette entrevue de 21 minutes pour faire valoir sa position, ce qu’elle a réussi à faire avec clarté face aux questions pointues que lui posait Mme Erickson. Avant la pause publicitaire, Mme Erickson a demandé à Mme Gillis si elle voulait bien continuer la discussion en ondes, et cette dernière a accepté. Malgré son caractère parfois houleux, le débat était adéquatement équilibré. »

On peut consulter cette décision sur le site du CCNR.