Portrait du reporter en agent d’assurances – À peine un Américain sur quatre juge favorablement les journalistes

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Article reproduit du quotidien Le Devoir — STÉPHANE BAILLARGEON Du point de vue éthique, les Américains jugent que les journalistes ne valent pas mieux que les agents d’assurances. Un nouveau sondage montre qu’aux États- Unis, à peine le quart des adultes (24%) croient que les professionnels de l’information respectent les plus hautes exigences en matière

(Article reproduit du quotidien Le Devoir)

STÉPHANE BAILLARGEON

Du point de vue éthique, les Américains jugent que les journalistes ne valent pas mieux que les agents d’assurances.

Un nouveau sondage montre qu’aux États- Unis, à peine le quart des adultes (24%) croient que les professionnels de l’information respectent les plus hautes exigences en matière éthique. Près du tiers (30%) leur accordent une mauvaise note du point de vue déontologique. Les agents d’assurances font à peine moins bonne figure dans l’opinion, dans ce cas défavorable à 36%.

Le reste de la population, la masse compacte (45 %), juge que les reporters agissent dans la moyenne éthique, ni plus ni moins.

Par contre, ces opinions sévères se stabilisent. L’image publique des journalistes demeure à peu près la même depuis 1997, avec une légère remontée à 29% de faveur positive en 2001 à la suite d’une chute à 21 % en 2000. Les marges d’erreur de ces enquêtes oscillent autour de 4%.

Le questionnaire demandait aux répondants de dire s’ils avaient une opinion très élevée ou élevée, moyenne, très basse ou basse de 22 métiers. Les professionnels de la santé dominent la liste positive, avec les infirmières en tête suivies des pharmaciens et des médecins. À peine 3% de la population jugent sévèrement les standards éthiques des infirmières.

Ici, le baromètre des professions réalisé par Léger Marketing en septembre affiche à peu près les mêmes résultats. Cette année, à peine un Québécois sur deux (48 %) confie faire confiance aux journalistes. Cette profession arrive 37e rang de « popularité » sur une liste de 60. Au Québec comme aux États-Unis, le public idolâtre les métiers de compassion (pompier, ambulancier, infirmier, médecin, etc.) et, ici comme ailleurs, les politiciens coulent tout au fond avec les vendeurs de voitures.

D’autres enquêtes témoignent d’opinions encore plus sévères à l’endroit des machines journalistiques, les radios, les télévisions, les journaux. En septembre, un autre sondage Gallup montrait que 60 % des Américains ne font « pas du tout » ou « pas beaucoup » confiance aux médias de masse, le plus haut score négatif depuis les années 1990.

Cette fois, dans le nouveau Gallup, les journalistes se retrouvent entre les banquiers et les chefs d’entreprise dans le catalogue des métiers plus ou moins éthiquement fréquentables. Là encore, il n’y a pas de quoi pavoiser étant donné la chute considérable de l’aura de ces deux professions capitalistes depuis la récente crise économique et ses innombrables scandales financiers. En fait, les cotes positives du gestionnaire et de son financier remontent cette année après un plancher de 19 % atteint en 2009.

La suite de cet article sur le site web du quotidien Le Devoir.

Pour consulter le sondage : Site de Gallup Politics

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