Nouveaux blâmes du Conseil de presse du Québec

Sommaire

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le mépris et l’entretien de préjugés n’ont pas leur place dans une chronique D2011-08-005 : Syndicat des professionnelles et des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et M. Gilles Dussault, président c. M. Jacques Samson, chroniqueur, Éric Cliche, directeur de l’information, M. Dany Doucet, rédacteur en chef, le Journal de Montréal et le Journal de…

Le mépris et l’entretien de préjugés n’ont pas leur place dans une chronique

D2011-08-005 : Syndicat des professionnelles et des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et M. Gilles Dussault, président c. M. Jacques Samson, chroniqueur, Éric Cliche, directeur de l’information, M. Dany Doucet, rédacteur en chef, le Journal de Montréal et le Journal de Québec.

La plainte déposée par le SPGQ et M. Dussault visait une chronique, signée par M. Samson, qui s’intitulait « Les vautours ». Dans ce texte, le chroniqueur s’attaque avec virulence aux ingénieurs du gouvernement du Québec, entre autres, qu’il qualifie de « derniers de classe ».

Le comité des plaintes a jugé que M. Samson avait utilisé un ton et des propos méprisants, sans nuance dans la mesure où il a dénigré l’ensemble des ingénieurs du gouvernement. Il a ainsi véhiculé des informations inexactes, nourrit de lourds préjugés à leur endroit et procédé à une généralisation abusive.

Bébé Magazine : de la publicité déguisée en reportages, de A à Z…

D2011-06-110 : Mme Marine Corniou c. Mme Brigitte Denis, collaboratrice, Mme Cécile Springuel, collaboratrice, M. Frédéric Couture, éditeur, et le magazine Bébé Magazine

La plaignante dans cette affaire, Mme Corniou, s’étonnait de voir des informations erronées et incomplètes, de même qu’un mélange de genre dans l’édition du printemps 2011 de Bébé Magazine. Elle juge que plusieurs des informations présentées comme des vérités objectives sont en fait des opinions personnelles dont la véracité n’a jamais été démontrée.

Après examen, le Conseil a constaté que l’ensemble du magazine est en fait constitué de matériel promotionnel à vocation publicitaire, et qu’aucun des textes – sauf peut-être un seul – n’est le fruit d’un réel travail journalistique rigoureux. Ainsi, le Conseil juge que Bébé Magazine a très clairement entretenu une confusion entre la publicité et l’information.

Anonymat des personnes mineures : tout indice menant à l’identification est à proscrire

D2011-05-091 : L’Élan CALACS (Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel), Mme Marie-Hélène Ouellette, intervenante c. M. Ronald McGregor, journaliste, Mme Johanne Régimbald, éditrice, L’hebdomadaire L’Information du Nord, secteur Vallée de la Rouge

Partant du principe voulant que les personnes mineures impliquées dans des affaires judiciaires ou prises dans des situations qui menacent leur sécurité ou leur développement ne doivent être identifiées, Mme Hélène Ouellette estime que le journaliste Ronald McGregor a dépassé les limites de l’acceptable en publiant le nom du père d’une jeune fille, accusé à tort par celle-ci d’agression sexuelle, ce qui pouvait facilement mener à l’identification de celle-ci.

En publiant le nom du père, son lien avec la présumée victime, de même que leur lieu de résidence, le journaliste fournissait suffisamment d’éléments pour mener facilement à l’identification de la jeune fille en question. Ce grief a donc été retenu.

Article inexact, titres sensationnalistes : double faute

D2011-05-097 : M. Marcel Monette c. Mme Josiane Yelle, journaliste, M. Dave Parent, directeur de l’information, l’hebdomadaire L’Écho de la Rive-Nord

Dans cette plainte, M. Monette reproche à Mme Josiane Yelle d’avoir offert un portrait inexact des raisons qui ont poussé les autorités à amorcer des travaux sur la route 335, notamment en faussant les données concernant le nombre d’accidents mortels. Selon M. Monette, les chiffres avancés par la journaliste sont bien en deçà de la réalité. Selon les fonctionnaires du ministère des Transports consultés par le Conseil, ces chiffres sont effectivement inexacts.

Le plaignant reproche également le sensationnalisme du titre et du sous-titre. Le Conseil constate en effet (…) que le titre et le sous-titre versaient dans le sensationnalisme.

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Le texte intégral des décisions ainsi qu’un résumé des arguments des parties en cause peuvent être consultés sur le site du Conseil de presse.