Les médias américains encouragent-ils le mensonge durant la campagne présidentielle?

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

C’est du moins ce que croit la directrice du Tow Center for Digital Journalism de l’école de journalisme de l’Université Columbia. Emily Bell a aussi été journaliste et cadre pendant 20 ans au quotidien britannique The Guardian et à sa publication sœur l’hebdomadaire The Observer. Dans une chronique publiée dans The Guardian, Mme Bell donne…

C’est du moins ce que croit la directrice du Tow Center for Digital Journalism de l’école de journalisme de l’Université Columbia.

Emily Bell a aussi été journaliste et cadre pendant 20 ans au quotidien britannique The Guardian et à sa publication sœur l’hebdomadaire The Observer.

Dans une chronique publiée dans The Guardian, Mme Bell donne l’exemple récent du candidat à la vice-présidence Paul Ryan dont le discours durant la convention républicaine était truffé de faussetés qui n’ont pas été relevées par l’animateur de CNN Wolf Blitzer.

À son avis, la culture journalistique devrait se fonder sur la recherche de la vérité plutôt que sur la « pseudo » neutralité sur laquelle elle repose actuellement. C’est cette neutralité, croit-elle, qui a permis récemment au candidat républicain au Sénat américain, Todd Akin, de prétendre, en pleine entrevue, qu’une femme victime d’un « viol légitime » ne pouvait pas tomber enceinte, sans que l’intervieweur ne relève cette affirmation grotesque.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le concept de legitimate rape, je rappelle qu’il a cours depuis des décennies chez certains républicains qui soutiennent, en gros, qu’en cas de « véritable » viol, le corps de la femme, soit sécrète des substances lui permettant d’éviter la grossesse, soit bloque la fonction reproductive de la femme.

L’article de Mme Bell dans le Guardian en suivant ce lien.