Le spectre de l’instrumentalisation des médias américains

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Dans plusieurs pays, les médias d’information, les quotidiens en particulier, sont perçus comme la voix politique de leur propriétaire. C’est le cas en France et en Italie, par exemple, où de grands groupes de presse appartiennent à des industriels ou à des financiers. Cette tendance serait-elle en train de pendre pied aux États-Unis? C’est ce…

Dans plusieurs pays, les médias d’information, les quotidiens en particulier, sont perçus comme la voix politique de leur propriétaire. C’est le cas en France et en Italie, par exemple, où de grands groupes de presse appartiennent à des industriels ou à des financiers. Cette tendance serait-elle en train de pendre pied aux États-Unis? C’est ce que se demande Rasmus Kleis Nielsen, chercheur au Reuters Institute for the Study of Journalism, dans un article publié sur le site du Nieman Lab, de la Fondation Nieman pour le journalisme de l’Université Harvard.

L’auteur se demande si la vente possible du Philadelphia Media Network (The Inquirer, the Daily News, Philly.com) à des groupes dominés par d’anciens politiciens ou des industriels ne remettrait pas en cause l’indépendance du groupe de presse. Ce débat, écrit-il, pose une question plus fondamentale : que se passe-t-il lorsque des médias d’information perdent de leur valeur commerciale tout en conservant leur influence? L’auteur suggère une réponse : ces médias, et par voie de conséquence leurs journalistes, peuvent devenir des instruments au service d’idées ou d’intérêts particuliers. Et il donne quelques exemples, notamment celui du Groupe Dassault, en France, propriétaire du Figaro. L’article au complet sur le site du Nieman Lab.