Le Conseil de presse du Québec étudiera la couverture médiatique des homicides intrafamiliaux

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Communiqué émis par le Conseil de presse du Québec — La couverture médiatique peut-elle avoir une incidence sur les taux d’homicides intrafamiliaux? À l’instar du coroner Yvon Garneau, le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Réjean Hébert, a invité le Conseil de presse du Québec (CPQ) à se pencher sur la question. Le Conseil accueille…

(Communiqué émis par le Conseil de presse du Québec)

La couverture médiatique peut-elle avoir une incidence sur les taux d’homicides intrafamiliaux? À l’instar du coroner Yvon Garneau, le ministre de la Santé et des Services sociaux, le docteur Réjean Hébert, a invité le Conseil de presse du Québec (CPQ) à se pencher sur la question.

Le Conseil accueille favorablement cette sollicitation, et procèdera donc dans les prochains mois à une recension de la littérature scientifique sur le sujet et proposera, au besoin, des lignes directrices.

« S’il existe une littérature abondante sur les liens de corrélation existant entre la couverture médiatique des suicides et les suicides par imitation, on ne peut en dire autant de la couverture des homicides intrafamiliaux. Or, intuitivement, plusieurs parallèles peuvent être tracés entre ces deux
genres d’événements. Reste qu’avant d’émettre de nouvelles lignes directrices pour guider le travail des journalistes et des médias d’information, on doit étudier sérieusement cette question, et c’est ce que fera le CPQ », a affirmé son secrétaire général, Guy Amyot.

« Les journalistes et les médias jouissent d’une très grande liberté – et comme pour tous les droits, celle-ci s’accompagne de responsabilités. Dans le cas présent, ils ont la responsabilité de faire attention, par leur couverture, à ne pas encourager indirectement des individus fragilisés à passer aux actes, et donc à moduler d’une certaine manière les propos qu’ils tiennent pour éviter de se faire bien malgré eux des catalyseurs de drames humains. L’étude que nous amorcerons nous permettra d’abord d’évaluer la pertinence d’émettre des lignes directrices, et ensuite, s’il y a lieu, de les formuler, en collaboration avec les acteurs du milieu journalistique. En définitive, c’est à lui, et à lui seul, de définir les règles balisant l’exercice de la profession », a conclu Guy Amyot.