L’opinion nuit-elle au journalisme?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Reproduit du site PROJETJ. Ca de l’Observatoire du journalisme

Par Anne Caroline Desplanques

« L’opinion nuit au journalisme. Il y a presque plus de commentateurs que d’acteurs de la grève étudiante! », dénonçait le 24 mai dernier le professeur Thierry Watine de l’Université Laval. Comme lui, de nombreux chercheurs et personnalités de l’industrie, réunis hier soir pour souligner le vingtième anniversaire du Centre d’étude sur les médias (CEM), ont souligné que la crise sociale en cours au Québec révèle avec violence les dangers de la confusion des genres et de la place grandissante que l’on accorde au commentaire aux dépens du journalisme objectif, indépendant et rigoureux.

L’ex-vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, s’est notamment inquiété de la différence de moins en moins marquée entre l’information et l’éditorial. Cette confusion engendre une méfiance du public à l’égard des médias qui s’exprime avec violence depuis plusieurs semaines dans les rues de Montréal où des manifestants s’en prennent directement aux journalistes.

En plus des policiers qui ne parviennent pas toujours à différencier les professionnels de l’information des militants, les reporters essuient quotidiennement des insultes, parfois même, des projectiles. Ils font face à des manifestants qui refusent de leur parler, les empêchent de filmer, de prendre des photos ou d’enregistrer du son, et endommagent leur matériel. Hier soir, un manifestant a par exemple coupé le fil du casque d’écoute du reporter Akli Aït Abdallah de la radio de Radio-Canada. La suite en suivant ce lien.

L’opinion nuit au journalisme

(Reproduit du site PROJETJ. Ca de l’Observatoire du journalisme)

Par Anne Caroline Desplanques

«L’opinion nuit au journalisme. Il y a presque plus de commentateurs que d’acteurs de la grève étudiante!», dénonçait le 24 mai dernier le professeur Thierry Watine de l’Université Laval. Comme lui, de nombreux chercheurs et personnalités de l’industrie, réunis hier soir pour souligner le vingtième anniversaire du Centre d’étude sur les médias (CEM), ont souligné que la crise sociale en cours au Québec révèle avec violence les dangers de la confusion des genres et de la place grandissante que l’on accorde au commentaire aux dépens du journalisme objectif, indépendant et rigoureux.

L’ex-vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, s’est notamment inquiété de la différence de moins en moins marquée entre l’information et l’éditorial. Cette confusion engendre une méfiance du public à l’égard des médias qui s’exprime avec violence depuis plusieurs semaines dans les rues de Montréal où des manifestants s’en prennent directement aux journalistes.

En plus des policiers qui ne parviennent pas toujours à différencier les professionnels de l’information des militants, les reporters essuient quotidiennement des insultes, parfois même, des projectiles. Ils font face à des manifestants qui refusent de leur parler, les empêchent de filmer, de prendre des photos ou d’enregistrer du son, et endommagent leur matériel. Hier soir, un manifestant a par exemple coupé le fil du casque d’écoute du reporter Akli Aït Abdallah de la radio de Radio-Canada.