Journalisme et cadeaux : deux vedettes belges blâmées en déontologie

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Article tiré du web magazine Liège28 — Ophélie Fontana et Vincent Langendries vivent l’amour de leur vie. Tous deux sont journalistes à la RTBFbe. Paris-Match-Belgique – poids des mots, choc des photos – ne peut rester insensible face à cet amour. L’hebdomadaire propose aux tourtereaux une brève escapade à l’hôtel Touessrok à l’île Maurice, le…

(Article tiré du web magazine Liège28)

Ophélie Fontana et Vincent Langendries vivent l’amour de leur vie. Tous deux sont journalistes à la RTBFbe. Paris-Match-Belgique – poids des mots, choc des photos – ne peut rester insensible face à cet amour. L’hebdomadaire propose aux tourtereaux une brève escapade à l’hôtel Touessrok à l’île Maurice, le temps d’une photo et une accroche en couverture; de 11 pages de photos accompagnées de légendes vantant l’hôtel, les bijoux, les vêtements… dans lesquels évoluent les journalistes; et de 3 pages d’interview du couple avec, au bas de la dernière page, des remerciements à une série de fournisseurs de biens et de services.

En date du 5 avril, Paris-Match-Belgique fait un tabac. La RTBFbe considère qu’elle n’a pas à juger le contenu de la publication en cause, qui s’inscrit dans les usages de la presse magazine centrée sur les stars et les peoples. Somme toute, la télévision publique n’est pas mécontente de la starification de ses journalistes qui confondent allègrement fracture de l’utérus et fracture du fémur royal.

Selon le rédacteur en chef de Paris-Match-Belgique Marc Deriez, des reportages de ce genre sont courants dans un journalisme qui évolue et sont nécessaires pour donner une atmosphère qui fasse rêver le public. Des propos bien dans la ligne de ceux tenus par Patrick Le Lay, ancien PDG de TF1, évoquant le téléspectateur : nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible. (…) Rien n’est plus difficile que d’obtenir cette disponibilité.

Quant au couple de journalistes du service public, ils considèrent en substance n’avoir rien à se reprocher. Ils ont toujours respecté les règles du métier. Ici, ils ont répondu à une demande de Paris Match qui impliquait un voyage rapide à l’Ile Maurice. Ils n’ont bénéficié d’aucun avantage matériel. Tous les objets leur ont été prêtés.

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