Éthique aux antipodes : l’effet Murdoch

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Il semble bien qu’un des effets secondaires du scandale de l’écoute électronique illégale au défunt tabloïd britannique News of The World sera la fin de l’autorégulation des médias australiens en matière d’éthique. La Grande-Bretagne, et le monde entier, suivent avec grand intérêt depuis des mois les développements quotidiens de l’enquête Leveson. Cette commission d’enquête…

Il semble bien qu’un des effets secondaires du scandale de l’écoute électronique illégale au défunt tabloïd britannique News of The World sera la fin de l’autorégulation des médias australiens en matière d’éthique. La Grande-Bretagne, et le monde entier, suivent avec grand intérêt depuis des mois les développements quotidiens de l’enquête Leveson. Cette commission d’enquête a été créée à la suite du scandale pour examiner les pratiques de la presse britannique, dominée par le magnat de la presse Rupert Murdoch et son groupe, News Corporation. Mais peu de gens savent, hormis les Australiens eux-mêmes, que l’Australie conduit elle aussi une enquête du même genre. Rupert Murdoch, voyez-vous, est Australien, et contrôle 70 % des quotidiens de son pays, sans compter une part importante du marché de la télévision et de l’Internet. L’Australie s’est donc sentie interpellée par ce qui s’est passé au Royaume-Uni et à confié à un juge à la retraite, Ray Finkelstein, le mandat d’enquêter et de faire des recommandations. Le rapport d’enquête a été remis au gouvernement australien le 28 février dernier. Conclusion et recommandation : un chien de garde indépendant qui surveillerait les médias et leur imposerait un code d’éthique journalistique dont il veillerait aussi au respect. Le rapport au complet sur le site de la commission Finkelstein.