É-U – Newtown: ce qu’on ne dit pas est aussi important que ce qu’on dit

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec — Pendant une couverture en temps réel, comme celle de la tuerie de Newtown, une information de qualité se distingue parfois par ce qu’elle ne dit pas. Devant la quantité de faussetés qui circulent dès le premier moment (fausse identité du tueur…

Tiré de la lettre hebdomadaire de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec

Pendant une couverture en temps réel, comme celle de la tuerie de Newtown, une information de qualité se distingue parfois par ce qu’elle ne dit pas. Devant la quantité de faussetés qui circulent dès le premier moment (fausse identité du tueur par exemple), un média responsable défendra ses valeurs de vérification des faits sans chercher en premier lieu l’affluence.

C’est ce que soutient Craig Silverman, ancien paneliste au congrès de la FPJQ, dans un texte sur Poynter. Mais il ajoute qu’il ne faut pas se contenter de ne pas répandre les informations incertaines. Il faut expliquer au public que des informations circulent mais qu’elles sont retenues car elles n’ont pas pu encore être vérifiées («Des informations circulent sur un profil Facebook, mais nous ne sommes pas certain qu’il s’agisse bien du tueur»).

Pour lui, une telle retenue expliquée au public doit faire partie du journalisme en temps réel.

Le texte original de Craig Silverman au bout de ce lien.