Conversation à caractère sexuel sur CHOI-FM : pas de problème, juge le CCRN

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(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Ce qui suit est un extrait du communiqué du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) sur sa décision concernant des commentaires faits dans le cadre de l’émission-débat, Dupont le midi, le 17 mai 2011 à l’antenne de CHOI-FM (Radio X, 98,1, Québec). Le CCNR a conclu qu’une brève mention de sujets à caractère…

Ce qui suit est un extrait du communiqué du Conseil canadien des normes de la radiotélévision (CCNR) sur sa décision concernant des commentaires faits dans le cadre de l’émission-débat, Dupont le midi, le 17 mai 2011 à l’antenne de CHOI-FM (Radio X, 98,1, Québec).

Le CCNR a conclu qu’une brève mention de sujets à caractère sexuel n’était ni « indûment sexuellement explicite », ni dégradante en application des codes de normes de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR).

Lors de cette émission, les animateurs ont discuté des termes qu’utilisent les gens pour qualifier leurs relations amoureuses, plus particulièrement sous la rubrique « Statut » de leur page Facebook respective. L’animateur Stéphane Dupont a proposé d’autres possibilités en blaguant, notamment « chus en rut », « je t’en feu », « je veux juste baiser » pour ensuite suggérer un terme à caractère sexuel pour décrire le statut de sa coanimatrice. Un auditeur s’est plaint que cette conversation, diffusée à 12 h 25, était vulgaire et dénigrante.

Après avoir étudié la plainte à la lumière de l’alinéa 9 b) du Code de déontologie de l’ACR interdisant la diffusion de contenu « indûment sexuellement explicite », et de l’article 7 du Code de l’ACR sur la représentation équitable interdisant de diffuser un contenu dégradant, le Comité régional du Québec du CCNR a conclu que le contenu en cause n’a violé ni l’une ni l’autre de ces dispositions, parce que les mentions à caractère sexuel ne constituaient pas des descriptions détaillées d’actes sexuels et qu’aucun propos insultant ou dégradant n’a été fait à l’endroit d’un individu ou d’un groupe.

Le texte complet de la décision au bout de ce lien.