Commentaires en ligne : trop de modération ?

(Les textes que je publie dans cette revue de presse sont des références. Il ne faut pas les interpréter comme des opinions personnelles. Pierre Tourangeau)

Le monde du commentaire en ligne est une jungle. Un endroit sans foi ni loi livré à la détestation des extrémistes en tous genres et autre lanceurs d’insultes patentés et organisés. Une jungle où Barack Obama devient « Barry », « Hussein », « Odumbo » ou pire encore. Ou Mitt Romney s’appelle « Mittens » et Rick Santorum « Octodad » parce qu’il est le père d huit enfants. C’est ces termes que l’ombdusman du Washington Post, Patrick B. Pexton, décrit d’entrée de jeu cet univers qui trouve tout de même grâce à ses yeux parce qu’il est la plus parfaite expression de la liberté de parole et qu’il sert d’exutoire. Et aussi parce qu’à travers le magma de propos outrageants se trouve régulièrement de l’information valable livrée par des gens responsables et particulièrement bien informés.

Pexton remarque par ailleurs qu’il reçoit moins de plaintes de lecteurs depuis que le Washington Post a resserré sa nétiquette, le guide de conduite qui encadre les propos des internautes. Et il réfléchit à la pertinence d’une nétiquette plus sévère en faisant remarquer que les internautes eux-mêmes sont capables de relever les propos extrêmes et d’en débattre avec leurs auteurs, ce qui est souvent plus valable sur les plans éthique et pédagogique qu’une censure pure et simple. Sans compter, croit-il, que, soumis à une nétiquette appliquée avec trop de rigueur, les commentaires autorisés peuvent finir par refléter plus l’opinion des modérateurs que celle des internautes. Tout l’article au bout de ce lien.